Animavie manifeste contre l’abattage sans étourdissement à l’abattoir d’Anglet

Le collectif composé d’Animavie, l’Alliance écologiste indépendante, Animal Cross, Convention Vie et Nature, Fondation Brigitte Bardot et L214 a manifesté aujourd’hui jeudi à Anglet, au marché de la place du Quintaou dans la matinée puis devant l’abattoir d’Anglet à 14h.

Leur cible, le projet de l’abattoir, dirigé par Louis Massabeau, qui consisterait à généraliser l’abattage sans électronarcose (“étourdissement” à l’électricité). Le marché du halal, ou du casher, représente une opportunité financière (contestable selon des sources, étant donné le marché concurrentiel des abattoirs de cités comme Bordeaux), mais le collectif a décidé de “montrer sa désapprobation avant qu’il ne soit trop tard, avant que cette viande issue d’animaux tués selon un rituel religieux soit diffusée dans le circuit standard sans que cela soit mentionné sur les emballages.”

Animavie précise “aucune communauté religieuse n’est visée, nous nous préoccupons exclusivement du sort des animaux, et notre seule volonté est de supprimer toute souffrance inutile. Car, sans étourdissement, l’agonie des animaux peut durer jusqu’à 14 minutes. L’objectif de cet abattoir est de conquérir des parts de marché au détriment de toute éthique.”

Le collectif a appelé M. Massabeau à sortir discuter de ce projet, mais la délégation n’a pu que constater l’absence du directeur de l’établissement.

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6 comments for “Animavie manifeste contre l’abattage sans étourdissement à l’abattoir d’Anglet

  1. 7 juin 2012 at 16 h 37 min

    Sans a priori pro-religieux (ni dieu ni maître !), il semble que l’abattage par égorgement, même s’il est répugnant et impressionnant, est plus “humain” (enfin Hitler et Pol Pot étaient humains…) car il stoppe sans douleur l’irrigation du cerveau. Ce n’est pas très intuitif, mais c’est ce que pensent des spécialistes de la douleur aujourd’hui, cf. le livre de Yves-Marie Le Bourdonnec.

  2. 8 juin 2012 at 18 h 21 min

    A Jean-no.
    Je te conseille le livre de Jean-Luc DAUB intitulé “Ces bêtes qu’on abat” (Editions l’Harmattan). L’auteur a enquêté pendant 15 ans dans les abattoirs, il sait de quoi il parle.
    Les animaux qui pendus par une patte hurlent et vomissent leur sang pendant de longues minutes d’agonie, ce sont sans doute des pitreries!? Quant aux spécialistes de la douleur dont tu parles, s’ils sont spécialistes pour raconter de telles inepties, à coup sûr je suis la reine d’Angleterre.

  3. Mary
    9 juin 2012 at 12 h 07 min

    Nier la souffrance c’est nier l ‘ évidence
    Il suffit d ‘ avoir le courage de visionner ce type d ‘ abattage sur vidéos
    Sans autre commentaires

  4. 10 juin 2012 at 0 h 18 min

    Les associations que nous avons rencontrées ont collecté beaucoup de documentation, avec l’aide de vétérinaires, éleveurs et autres spécialistes. Nous vous conseillons d’aller sur leurs sites pour y lire leur travail de synthèse afin de vous faire votre propre idée (vous pouvez y aller en cliquant sur leur nom en haut de l’article).

  5. 11 juin 2012 at 8 h 44 min

    Animavie communique :

    “Compte-rendu action abattoir Anglet”

    “Pour une action en pleine semaine, nous étions plutôt nombreux (environ 60, beaucoup pour une région désertique en militants) au marché de Quintaou, jeudi 7 Juin, afin de montrer notre désapprobation au projet d’abattage sans étourdissement des animaux à l’abattoir d’Anglet.
    Cette manifestation organisée par Animavie et soutenue par l’Alliance Ecologiste Indépendante, Animal Cross, Convention Vie et Nature, Fondation Brigitte Bardot, L214, a débuté à 10h30 avec l’information au public du projet en cours et le témoignage d’un vétérinaire qui mettait bien en évidence la souffrance animale mais aussi tous les risques sanitaires engendrés lors d’un tel abattage.
    Cette matinée a été également animée par une mise en scène : trois personnages incarnant respectivement le mouton, le sacrificateur et le directeur de l’abattoir se tenaient immobiles et avaient dans les mains une pancarte résumant la situation de chacun.
    A 11h30, nous nous sommes rendus à la mairie d’Anglet où Christophe Leprêtre, organisateur de la manifestation, et Daniel Raposo, délégué de la Fondation Brigitte Bardot, ont rencontré un représentant du maire pour que celui-ci intervienne auprès de la direction de l’abattoir. Ce représentant qui s’est montré hostile à notre démarche, nous a interdit d’utiliser un écran pour montrer la réalité de l’abattage rituel. Aussi avance-t-il, que l’abattoir est une société privée et prétexte que la mairie n’a pas de pouvoir décisif dans ce dossier. Il est pourtant simplement demandé au maire d’affirmer son opposition à ce projet, par voie de presse par exemple. A l’issue de cet entretien, il semble que la mairie ne soit malheureusement pas disposée à faire un geste en faveur des animaux…
    Dès 14h00, nous nous sommes retrouvés devant l’abattoir pour réclamer une entrevue avec son directeur, Louis Massabeau. Etait-il présent dans les locaux ? Car personne n’a daigné nous recevoir, certains employés sont restés cependant longtemps à nous scruter derrière les fenêtres mais nul n’a eu la correction de nous rencontrer. Nous sommes restés trois heures devant la maison de la mort, mais rien ! Nous voulions remettre une lettre au directeur, mais personne ne s’est présenté, nous avons donc dû la glisser dans la boîte aux lettres !
    Cette journée s’est passée sans heurt, et nous avons bénéficié d’une large couverture médiatique : France 3 Pays basque, Sud Ouest, Radio France Bleue Gascogne, Agence France Presse, BAB info, La Semaine du Pays basque. A noter que les journalistes étaient présents le matin comme l’après midi.
    En conséquence, suite au déplorable manque d’intérêt de la mairie d’Anglet, Animavie décide d’emprunter la voie parlementaire et de profiter de l’entre-deux tour des élections législatives. Les deux candidats finalistes seront donc questionnés afin de connaitre leur position dans cette affaire, notamment concernant les risques sanitaires.
    Aussi pour ne rien lâcher, nous décidons de retourner mercredi 13 juin à 10h30, rue Lazaret, cette fois devant les bâtiments d’Arcadie, la société qui exploite l’abattoir d’Anglet. Nous verrons alors si son PDG, Barthélémy Aguerre, a davantage de courtoisie, voire de courage, que Massabeau, pourtant ancien rugbyman, désormais donc reconverti dans la carne…

    Pour les animaux,
    Christophe Lepretre.”

    • milarepa
      11 juin 2012 at 10 h 53 min

      Pour des motifs d’organisation, nous décidons finalement de reporter notre action devant la société Arcadie à Anglet dans les prochains jours (et non mercredi 13 juin). A suivre donc et à très bientôt !

      Christophe Lepretre.

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