Cécile Duflot : “Le cap donné par le Président ne permet pas d’engager la transition en profondeur”

r000_0038De passage en Pays Basque afin d’encourager troupes et militants d’EE-LV, en pleine campagne des élections départementales, Cécile Duflot a accepté de répondre aux questions de BABinfo.

À l’ère où se multiplient les Grands Projets Inutiles et Imposés soutenus par le Gouvernement, et notamment le désormais très contesté (mais toujours pas arrêté) Grand Projet Sud Ouest de Ligne à Grande Vitesse, il existe au sein du PS un mouvement appelé les frondeurs, qui conteste entre autres choses ces modèles hérités du milieu du siècle dernier. Que pensez-vous de ce mouvement et que croyez-vous possible de faire de constructif avec eux ?

Vous parlez de “logiciel politique”. N’est-ce pas tout un modèle de société à revoir purement et simplement ? On gaspille nos ressources à rivaliser et se concurrencer au lieu de coopérer et les économiser.

Benoît Hamon était venu en ce même lieu pour présenter son projet de loi sur l’Économie Sociale et Solidaire, qui a été votée l’été dernier. Depuis, on n’a pas l’impression que grand chose ait changé. Était-ce suffisant ?

Nous avons en Pays Basque une chambre d’agriculture, Euskal Herriko Laborantza Ganbara, qui prône un type d’agriculture durable, suivant un modèle environnemental et social vertueux, avec les plus grandes difficultés du monde face à la spéculation foncière et l’industrie agro-alimentaire productiviste. Comment peut-on faire en sorte de protéger et développer ce genre initiatives ?

On voit apparaître un peu partout en Europe des mouvements de reprise en mains de la vie politique par les citoyens : Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Nouvelle Donne en France.  Que pensez-vous de leur émergence, et allez-vous travailler avec eux ?

Cécile Duflot était venue ce jeudi 12 mars encourager ses troupes du Pays Basque et dénoncer les grands projets inutiles comme la LGV Sud-Ouest (GPSO). Son intervention intégrale devant la presse locale.

Le co-auteur du livre “Les rails de la déraison” sur les dérives de la politique ferroviaire française a profité du passage de Cécile Duflot pour lui parler de la situation de la ligne GPSO et lui remettre le livre et deux études sur cette LGV.