Concert : Pottoroak et Egungoak

Deux jours avant le concert, j’avais été conviée à la répétition du chœur Pottoroak, à la charmante église Sainte-Marie à Anglet. Déjà, mon étonnement était à son comble :  je n’avais jamais eu l’occasion d’assister à une  répétition,et, étant profane en la matière (chorale, chants, musique…), je prends conscience du travail nécessaire pour concrétiser cette passion qui anime cette trentaine de chanteurs.

Le répertoire est éclectique (basque, espagnol, breton, anglais…), le chef de chœur, André Lassus,  dispose les chanteurs – d’ailleurs certains sont assez dissipés(…!!) – les chants sont repris, corrigés. Pendant les exercices, les larmes me montent aux yeux plusieurs fois,  je me dis : “et ce n’est que la répétition…”

Aussi, le soir venu, je pars avec beaucoup d’enthousiasme. L’église est pleine (400 spectateurs minimum m’a-t-on dit). Je suis stupéfaite, nos places, au premier rang, étaient prévues :  “Réservé BabInfo.com”, j’étais très touchée par cette attention.

Le concert se compose de 3 parties : le Club Pottoroak, avec 10 chansons, le groupe Egungoak, avec  9 chansons, et en dernière partie les 2 groupes réunis pour interpréter  7 chansons, ensemble, pour le plaisir de toute l’assistance. Les chants sont souvent repris par la salle, qui reconnait les airs de chez nous, et d’ailleurs.

M. Lassus et les chanteurs, en toute simplicité, mais non sans professionnalisme, savent faire participer le public, qui apprécie, et entonne régulièrement  les refrains. Une chanson inédite, écrite par Michel Barbeyrac, Le chemin , ajoute une note de poésie et d’amitié à l’ambiance, et une fois encore le public est entrainé dans la mélodie, et chante avec le chœur. Facile,, les paroles sont incluses dans le programme !

En fin de soirée, après plus de 2 heures d’émotion et de partage, le concert se terminera en apothéose avec un sketch chanté très amusant, le public est conquis, les rires fusent et les applaudissements sont sincères et mérités.

Au détour d’une rue bayonnaise, à l’occasion d’une animation ou d’une fête de quartier, vous les reconnaitrez, non pas au petit canard au béret basque sur leur chemise, mais par la façon qu’ils ont de donner de la voix avec générosité et spontanéité.
Pottoroak et Egungoak, chœur d’hommes, mais aussi hommes de cœur, j’en suis sûre.