Violence aux femmes et loi retirée : manifestation aujourd’hui mercredi à Bayonne

Attac pays Basque communique :

Attac pays Basque appelle à la manifestation devant la mairie de Bayonne le 16 mai à 18 heures,initiée par le planning familial:NOUVELLE VIOLENCE CONTRE LES FEMMES :
– ABROGATION DE LA LOI CONTRE LE HARCELEMENT SEXUEL
A quoi servent les efforts menés courageusement depuis des années pour la défense des droits des femmes ?
Localement, des associations comme le Planning familial, le CIDFF,  les collectifs des femmes (voir signataires),  des
travailleuSErs sociaux, des hommes et des femmes du tribunal, de la gendarmerie, de la police, de l’hôpital, des municipalités comme Bayonne, Anglet, Boucau, …conjuguent leurs efforts et leurs compétences, dans l’observatoire des violences par exemple,  pour  lutter contre ce fléau des violences faites aux femmes. Et à deux jours du scrutin, le Conseil Constitutionnel vient ruiner leurs efforts, gommer pour la première fois dans l’histoire un droit des femmes et déclarer l’impunité pour l’ harcèlement sexuel.
Certes la formulation de cette loi avait ses imprécisions, mais il a fallu 20 ans et surtout la requête de Gérard Ducray, ex ministre de V.G.E, ex député du Rhône, pour s’en apercevoir ? Cette correction de la loi, pour autant qu’elle ait été nécessaire, pouvait être traitée différemment puisque les textes prévoient de différer dans le temps la date d’application du décret (en l’occurrence celui du 4 mai)  jusqu’à la rédaction de la nouvelle loi. Mais le Conseil Constitutionnel en a
décidé autrement. A la suite de ce décret  Monsieur Ducray, condamné à 3 mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amendes, voit d’un coup ses peines annulées, 30 procédures en cours sont irrémédiablement enterrées, et les femmes vont rester sans protection légale jusqu’à la rédaction et au vote de la prochaine loi ! Ce vide juridique profite aux
agresseurs et renforce le sentiment d’impunité dont souffrent déjà trop les victimes ! C’est un véritable affront pour les femmes et les adversaires de l’oppression.Nous réclamons des mesures alternatives pour suspendre momentanément les recours contre le harcèlement sexuel dans l’attente d’une nouvelle loi « répondant aux critères fixés par les organisations
féministes » et  qui doit faire partie des urgences du nouveau gouvernement.